La vie en pschitt majeur


Authentique flirt

Tu seras grand et tes cheveux bruns. 

Tu seras dynamique sans te perdre en efforts sportifs inutiles.

Tu seras simple, modeste mais conscient de ta valeur.

Tu te poseras mille questions sans oublier de vivre avec spontaneite.

Tu seras gentil et altruiste sans chercher à te faire aimer.

Tu seras directif avec respect et sensibilite.

Tu sauras la valoriser avec franchise.

Tu seras en paix avec ton ancienne vie

Tu jouiras des petites folies quotidiennes même déraisonnables.

Tu seras présent à ses côtés, en toute autonomie.

Tu prendras soin d’elle et la convaincra que c’est normal…

Tu prendras la vie avec humour et raison…raisonnable.

Tu n’hésiteras que pour l’inutile et le superflu, pas pour le nécessaire et l’essentiel.

Tu seras toi, merveilleusement, avec clarté et évidence.

Et elle sera épanouie. 

 

C’est simple quand c’est vrai ?


Histoire de lutins à lunettes

Trois lutins à lunettes qui s’avancent vers la route, chargés de cartables. Mines de minots à croquer avec deux paires de lunettes mâles rivées sur un magazine de lutin, avançant on ne sait comment, peut être grâce à la troisième paire de lunettes, femelle, elle, fixée droit devant. Une intrusion sur la première marche blanche du passage piéton, après un rapide coup de lunettes sur Petit Piéton, vert. Les lunettes mâles sont toujours collées au papier, elles avancent.Brusquement, le petit lutin femelle se rejette en arrière, courbée en avant, le cartable manquant de lui passer par-dessus la tête. Les deux lutins voisins accompagnent le mouvement  en une milli seconde et rejoignent le trottoir d’un bond arrière improbable et pourtant si naturel. Trois lutins rangés sur le trottoir, les carreaux rivés sur Petit Piéton, rouge.  -bah qu’est’ce t’as ?!!! il était vert !!! -naaaan, l’est passé au rouge !!!! (lunettes scandalisées, mine effarée, voient rien ces lutins là !!!) -mais on avait l’temps !! il était vert j’te dis !!! -nnnoooooon !!! tu vois bien !! l’est rouge !  (yeux fous derrière les petits carreaux, mine offusquée  force 5, même le cartable n’ose pas répliquer et reste à sa place, sont vraiment sur une autre planète de nuls inconscients ces lutins !!)  -bwarfffff, n’import’quoi toi…  -z’aviez qu’à pas me suivre alors….. (mine femelle perfide…) Tant pis, vous v’ferez écraser la prochaine fois. Tous seuls.

Maîtrise parfaite des lunettes femelles. Chapeau.


C’est le bazar

Deux états d’âme qui s’entre choquent avec raison et flirtent avec la passion. Deux sensibilités qui ne s’ennuient jamais l’une avec l’autre, l’une sans l’autre. Un amas de regards profonds de tendresse, d’amusement et de curiosités. Un entrelac de caresses et de baisers. Un enchevêtrement  de désirs et de retenues. Une cacophonie des sentiments forte et intense, limpide pourtant. Deux montagnes d’émotions qui se rencontrent et s’emmêlent, heureuses et inquiètes, bousculées de toutes parts. La peur nichée au creux de la peau et dans les moindres silences. Soupirs de sous entendus…. Fatras de bien être sans paroles, assourdissant de confiance.

Tout cela a un sens.


Survol du pire

J’ai loupé le passage où elle lui dit qu’elle veut revenir… C’est un livre. Comment peux-tu « louper » un passage ? Je ne sais pas… pfff…je ne sais pas… Deux pages enlacées…une page essoufflée…un paragraphe envolé… J’ai pas vu… Ça t’ennuyait donc à ce point qu’elle revienne ? Oui. Je crois. Certainement. Je n’ai pas l’habitude d’amputer ainsi les textes ! Je savais qu’elle allait faire ça. Je ne le voulais pas. Absolument. C’est pourtant un bel éloge de courage et d’honnêteté ! Elle l’a abandonné, elle reconnaît qu’elle s’est trompée, elle revient… Alors… quoi ? Totalement non. Certes c’est un beau revirement aux allures absolues, aux élans sincères.  Une agréable ouverture vers l’espoir d’une vie à deux. Mais moi… l’abandon….je le trouve sans avenir. Résolument. Ça passe pas ma Lulu.


Mon fils

Ma matière, ma lumière, ma douceur. J’ai laissé tes larmes couler sans rien dire, mes bras ont fait le reste. Ta réaction m’a surprise, de si tôt matin il faut dire…Rien ne pouvait me laisser deviner ce qui allait se passer à ton réveil et mon départ annoncé, préparé, si anodin pourtant. Se peut-il que cette peur, soudain, d’être abandonné, soit finalement aussi enracinée en toi ? Dois-je y lire l’envie d’être plus que jamais en sécurité ? Dois-je y voir le besoin d’être rassuré ? Ma couleur, ma sensation, ma beauté. J’ai pris ton émotion comme une si belle agression. Mon hésitation a disparu, instinct de mère qui sait quand il faut protéger. mais accompagner aussi vers la si belle liberté. Mon inspiration, mon envie, mon partage. Ce n’est que le début d’une sinueuse route vers ton identité. Mon souffle, mon rire, mon trésor….


Eloge des jolis points…

Elle regarde ses ilôts de beauté, merveilleuses escapades sur ce corps dénudé, troublants pas japonais sur cette terre à explorer… Tu ne dors pas ? lui demande-t-il. Je voyage, j’écris…, lui répond-t-elle. Je me sens au ralenti quand j’explore ta peau et ses détails colorés. Laisse mes doigts vagabonder sur ton étendue, s’amuser de ces tâches qui te ponctuent de façon si désordonnée…Je peux tracer avec eux des étoiles, des animaux, des mots, une virgule ou un tiret… Laisse-moi dessiner mes paysages et mon langage sur ton corps..  C’est troublant comme il est  constellé de tant de beauté en grains …

Elle veut le vivre comme un voyage tranquille et captivant, qui leur laissera les souvenirs d’une  idylle partagée. Elle veut le serrer plus bas, plus fort, plus doux…


Etape de nuit

Il me manque votre bouche à mon oreille pour respirer mieux ce soir. Il me manque votre bouche à mon sein pour vibrer délicieusement. Il me manque votre bouche à mon cou pour ouvrir une parenthèse d’étincelles et nous sentir poudrière. Il me manque votre bouche à ma nuque pour écouter les loups hurler et m’abandonner. Il me manque votre bouche sur mes reins pour vous affoler et me laisser crier.


séparation

J’ai perdu le courage. Tu as perdu ton temps. Remballe ta colère. Je n’irai pas me battre. J’ai le coeur en écorché vif. Tes reproches sont cinglants. Crois tu ma peine infime ? Avec patience passeront tes regrets. J’ai les yeux secs mais la larme au ventre. Je passe mon chemin. Infidèle. Impromptue. J’ai l’envie de semer et croître en même temps. Je n’ai de modèle que l’envie. Mais aujourd’hui j’ai des nausées.

L’amour au bord des lèvres.


Légère

Elle porte un manteau scintillant de plumes argentées. Elle ne sort que la nuit pour briller dans les yeux noctambules. Elle vit d’amours et de charmes, laisse une plume à chaque rapace. Ils conservent un souvenir attendri de ses élans légers et gracieux. Ce n’est pas une maîtresse, c’est un songe étreint l’espace d’une nuit ensorcelée. Ma belle de nuit, ma douce, garde une plume pour l’oiseau qui saura tomber ton armure volatile.

Tout peut arriver même aux moins apprivoisées.


Comme tu veux

Si tu crois que nous n’avons plus rien à nous dire, que je ne suis qu’un souvenir en puissance. Que nous n’avons partagé que du vent et des murmures amoureux. Qu’il est temps de tourner la page, de classer toute notre histoire en sages cartons des amours vaincus. Que tout ça finalement n’est que sentiment inutilement exacerbé. Que le moment est venu de se dire adieu puisque ton avenir est ailleurs.

Désengages toi. Reprends ta vie sans me suivre. Fais de tes rêves un autre chemin de lumière. C’est décousu dans ma tête mais je reste émerveillée que rien ne puisse t’arrêter. C’est unique comme tu sais te mettre au monde  à chaque joie et à chaque drame.

C’est comme tu veux. J’ai les ressources en moi pour renaître de mon côté.  J’ai la vie pour apprendre à m’adapter.


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