Alarmes lacrymales
Ne pouvez vous me laisser tranquille ? ! Mais enfin Lulu, tu sais bien que ce n’est pas possible ! Nous sommes en toi ! Ah oui certes ! Toujours là quand ça ne le mérite pas ! Quand je regarde un film, lis un livre, au cours d’une dispute…Vous me trahissez à maintes reprises, dégoulinantes de sensiblerie. Nous t’accompagnons dans des états de cœur et de réflexion, quel mal y a-t-il à cela ? Vous creusez mon visage de sillons tristes et fatiguez mon cœur de sanglots inutiles ! Vous êtes une arme redoutable que je retourne contre moi à chaque bouffée de vie ! Même les instants de bonheur vous voient rappliquer à torrents insidieux ! Au contraire ! nous t’alertons ! Quand nous sentons que c’est trop, que ton cœur et ton âme n’en pourront plus supporter… Nous magnifions tes débords en liquide douceur. Ne cherche pas la violence dans nos silencieuses gouttes, tu le sais, nous te protégeons. Que veux-tu donc de plus, sensible Lulu ?
Etre préservée.
Nuisance
Madame, vous êtes une conne colossale. Vous ne faîtes pas dans la demie mesure, c’est bien la seule chose dont on peut vous féliciter. Vous êtes inconsistante, désagréable, dérangeante, incompétente et bornée. Vous avez en plus le culot de vous la jouer beauté fatale infantile, ce qui doit faire fantasmer en tout et pour tout votre père, voire votre frère. Vous ignorez ceux qui vous entourent avec une bassesse risible si elle n’était aussi dévastatrice. Vous n’avez même pas le génie de la méchanceté ou de l’arrivisme puisque vous ne servez aucune cause ou destin personnels. Même pas. Aucune conviction diabolique en vue, aucune tactique pour prendre une place quelconque. C’est peut être ça le pire : vous êtes une petite conne. Aucune envergure. Gratuite à effet toxique garanti. Vous ne ferez la fortune de personne. Vous n’êtes qu’une pimbêche au cul bien formé, qui obtient ainsi ce que tout nous porte à vous refuser spontanément. Faut-il que vous soyez blessée et pleine de doutes pour saccager ainsi la simple réalité du bonheur quotidien et passer à côté de l’essentiel ? Peu m’importe votre karma périmé. Partez, partez loin. Chère Madame, vous gagnez à être oubliée.
C’est ce que nous devrions dire à ceux et celles qui nous gâtent l’existence. Mais on ne tire pas sur les ambulances, règle de vie absolue.
Tous un peu Lulu…
Il y a des instants où Lulu ne voit plus rien. Elle passe dix fois à côté de ses clés de maison sans mettre l’oeil dessus, erre à la recherche de ses gants et oublie son sac devant la porte. Il y a des minutes où Lulu n’identifie plus quelle coupe de cheveux lui va le mieux, quelle robe ou pantalon mettre, avec ou sans maquillage. Lulu ne discerne plus la fille dans le miroir. Il y a des jours où elle passe à côté du trajet habituel et arrive sans se souvenir d’un moindre détail sur le chemin parcouru. Il y a des semaines où elle entre dans son bureau en ne repérant plus en quoi diable consiste son travail, réellement, utilement. Il y a des mois pendant lesquels Lulu n’entre aperçoit guère les signes de sympathie et d’amitiés qui l’entourent, de longs mois qui lui font se demander si elle est aimée. Il y a d’interminables années où Lulu ne voit pas qu’elle est aimable.
C’est pas qu’elle est fatiguée, Lulu. Elle s’est oubliée, nuance.
ras le si !
-Si j’étais plus vieille ? -Je t’aimerais.
-Si je ne n’acceptais plus de te donner la main ? -Je mettrais la mienne dans ma poche.
-Et si je mettais tous les mots à l’envers ? -Je te parlerais avec un miroir.
-Et si j’étais un tueur sanguinaire ? -Je viendrais te raconter nos fou-rire en prison.
-Et si j’étais une ballerine déchue qui se cogne à tout ce qui l’entoure ? -Je vivrais sans meuble.
-Et si je restais toute la journée assise devant la télé ? -Je deviendrais présentateur ou canapé.
-Si je n’avais pas d’enfant ? -Je t’en ferais, plein.
-Si je pleurais tout le temps ? -Je deviendrais marchand de mouchoirs.
-Et si je décidais de vivre dans une cabane perchée sur un chêne ? -Je succomberais aux vertiges de la passion.
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-Waa. C’est chouette comme tu m’aimes…
-Oui, ça m’en a tout l’air.
- .
- .
-Et si tu m’aimais plus du tout ?
- .
Pour se prendre au sérieux
J’ai reçu un prix, nanannanèèèère. Merci Lili Rose !
Je resmash la médaille à 5 autres bloggers à haute Attipschitt, parceque ça marche comme ça dans ce milieu là…
A eux de voir s’ils veulent la resmasher* à 5 autres créatures de la blogosphère…. Autant nous congratuler entre nous, il n’existe toujours pas de prix Pulizblog ou Gonblogourt et pi on s’en fout d’ailleurs.
Catégorie sensualité : Jeaneg
Catégorie sensibilité : Bizzie
Catégorie Fémini attitude: La Petite Fadette
Catégorie authenticité et nature : 100 prétention
Catégorie Rêveuse Tournesol de Nuit
*on copie la médaille d’un doigt cérémonieux, on la colle sur son blog arrosée d’un brin de mousseux (c’est la gloire tout de même, on ne boude pas son plaisir) et on annonce le nom des 5 autres vedettes du jour.
Hésitations.
Tremper le doigt dans le chocolat fondant. Hésiter entre le lécher et l’étaler sur l’assiette pour dessiner un soleil cacao. Descendre en luge la pente poudreuse. Suivre la trace entamée ou virer vers cet arbre pour s’imaginer the ultimate slalomer du jour. Finaliser la quiche au thon par un brin de poivre ou parsemer quelques graines d’anis inattendues et peut être mal appropriées. Lire ce roman tant recommandé, plein de suspens haletant. Démarrer en apnée à la première page ou respirer tout de suite par la page finale . Regarder tomber la pluie. Se précipiter dehors avec un parapluie pour regarder tous les flic floc en direct ou sortir tête nue juste pour le plaisir de rentrer mouillée comme si on revenait d’affronter une terrible tempête, qui fait de nous l’insubmersible aventurière du quartier.
Saines hésitations. Entre raison et malice.
Message au Lutin
Mon Lutin, as-tu remarqué que les mots sont incroyables et terriblement fripons. Non ? ! Ecoute donc : dans DECOUVRIR, il y a comme par malice le verbe OUVRIR. Ouvrir ses yeux et sa curiosité pour ne pas passer à côté des petits riens qui font tout le sel de la vie. Ouvrir sa porte, sa table, sont temps, son coeur ou tout simplement ses mains, pour ne pas faire que frôler l’Autre qui fait le piment de notre existence. Apercevoir ce et ceux qui nous entourent, découvrir activement le monde. Tu souris mon Lutin, tu n’es pas convaincu ?
Mais si ! c’est même pire que ça ! ce verbe est d’une richesse incroyable ! DECOUVRIR c’est ouvrir sa mémoire, ses rêves, ses peurs et ses doutes pour laisser l’Autre entrer, qu’il nous connaisse enfin et lève tous les voiles qui nous recouvrent. C’est ouvrir ses sens et sentiments pour permettre à la vie de nous stimuler et nous montrer nos limites. Découvrir, se découvrir, ouvrir, s’ouvrir, tu vois ?
La grande leçon de tout ça ? m’enfin c’est clair non ?? ! !! Mon Lutin tu m’agaces, veux tu que je te parle du verbe DECOUFERMER…
Tricot d’coeur
Ma pelote d’amour,
Tu me manques à n’en plus FILnir. En t’attendant, je tricote de douillets et chauds cocons pour mon cœur tout enfroidi. Mitaines cardiaques, écharpe coronarienne, bonnet aortique, rien ne manque à ma laineuse trousse de secours. Laisse les toisons brutes et autres sirènes se chercher sans toi et reviens moi vite.
Ta palpitante Pénélope.
Faut pas me parler moutons….
Ils auraient pu se dire…
-Tu aimes notre terre ? -La terre ? la planète tu veux dire ? -Non, notre terre, celle que tu foules, arpentes, remues, travailles, sèmes… -Ah. Celle-là. C’est sale… -Sale ? je ne la voyais pas comme ça. Riche, sombre, grasse ou sèche, marron ou rouge, plus ocrée, humide ou très sèche,…Mais sale, non vraiment. J’aime m’assoir dans la terre. -Tu ne mets pas des gants pour jardiner ? – Non, t’es fou ! Casser les mottes avec mes doigts, laisser filer les grains sur mes paumes, enfoncer mes mains et sentir la chaleur, la vie quoi ! -Oui, terre vivante. Immense aussi. Tu n’as pas peur de t’y perdre ? -Au contraire, je pense que je m’y retrouve. De toutes façons, un jour je serai arbre. -Arbre ? Une histoire de racines non ? -Tu me connais bien. Oui, une histoire de racines, de vérités. -OK. On rajoute certitudes aussi. -Bien entendu et puis : force, nourritures, croissance, mémoire… Il peut nous mener loin ce jeu là ! -Peut il nous mener aux branches ?…. – Ah. -Tu te vois comme un arbre sans branche ? -Non. Bon. Donc, les branches ?…. -Bien entendu j’aurai des branches avec plein de feuilles !! Pour protéger le marcheur du soleil, accueillir les oiseaux, permettre aux enfants de regarder au delà des nuages, obliger le rêveur à lever le nez et imaginer l’encore plus haut, laisser l’échelle se poser sur moi pour que les gourmands aillent chercher mes fruits, sentir le vent, le soleil, grandir lentement à ma place … -C’est tout toi ça. Des racines et des branches. Le summum : être l’hôte d’une cabane d’amoureux. Arrêtons nous, je rêve, il faut que j’en profite, hum, ça m’en gargouille de bonheur dans la tête, pschitttt… - Reviens avec moi ! Après ce passage par ton côté « lumière », si on parlait de ton côté sombre ? - Mon côté sombre : un chien. -…. -Oui, un chien. La soumission à son maître, la dépendance.. Tu vois ? pfff ça me fait peur. -Notre côté sombre, c’est un peu nous quand même. – C’est bien ça le problème. -Mais peut être est-il acceptable que ce chien vienne parfois dans la lumière, histoire de l’apprivoiser. Tiens ! se balader sous ton arbre par exemple ! -Ah mais non ! il serait foutu de pisser dessus !
-Rohhh. Tu gâches tout avec ton pragmatisme !
Musique trottissimo
Une souris écoute la musique. Une souris gratte du noir. Une souris sillonne à n’en plus finir. Une souris a la tête qui tourbillonne. Une souris voit le monde qui défile. Une souris s’abandonne au mouvement de la mélodie.
Une souris est grimpée sur le tourne disque.
